« Casavergao », la Casa Vergao, l’origine du site et de son nom. La maison (la casa) achetée à Vergao, centre Portugal, qui nous a accueilli avant d’accueillir tant de francophones voulant s’installer dans ce beau pays. Voila, maintenant vous savez la raison de ce nom choisi tout simplement. Presque au hasard et qui, avec le temps, nous est devenu et pour beaucoup de visiteurs, un quasi nom propre. « Casavergao » pour parler du Portugal aux francophones.
Une aventure immobilière
Puisqu’il y a « Maison » il y a une histoire immobilière. D’abord une recherche, longue et souvent stérile. Alors bien sûr, nous n’avions pas les équipes de Casavergao 🙂 Pas de Filipe, pas de Lamya et Philippe ! Pas d’offre comme nous le proposons maintenant. Tout à faire, tout seuls, avec Internet et les agences normales. Et réellement cela n’a pas été facile.
Beaucoup de temps perdu, beaucoup de visites après des Kms inutiles, des annonces fantaisistes pour ne pas dire des arnaques pures. Certes on a vu du pays, on a appris le Portugal mais heureusement qu’on avait du temps et finalement un certain budget pour voyager. Car ça coûte de chercher seul.
Le gros problème avec les agences c’est qu’elles ne vous montrent QUE les maisons qu’elles ont en exclusivité et qui ne correspondent parfois pas du tout avec vos désirs et votre cahier des charges.
Chaque fois, c’est : « Oui j’ai la maison que vous cherchez » On part, on fait 50 kms et au mieux c’est « bof » ! et au pire on fait demi-tour sans même visiter. Peu d’écoute, un choix restreint, peu ou pas de re-visites possibles.
Nous avons acheté la Casa Vergao sans bien savoir dans quoi on s’engageait (pas le droit de revisiter facilement) mais au moins on savait que c’était une belle maison bien construite. Vide depuis un moment et à l’époque pas bien chère. 155 K€ pour 500 m2 habitable (avec les sous sols très sains), un grand jardin, des arbres fruitiers, une source même, une vue immense,.. Quand même une belle occasion !
Des travaux et un miracle
Mais il y a eu plus de travaux que prévus et de loin. L’agence ne nous avait pas donné le temps nécessaire pour tout estimer. Bien sûr !
Avec immensément de chance, un voisin du village, Victor, qui avait vécu en Afrique francophone nous a pris en main, dirais je. Non seulement il parlait très bien français mais il connaissait tout le monde et en particulier tous les artisans locaux. Il a été le chef de projet idéal. Sans lui…nous n’aurions pas su faire ! Nous lui sommes très redevable.
Les travaux ont été menés en DEUX MOIS ! Et pour un budget très léger, au moins 50% (ou moins encore) du coût français. Environ 60 k€ pour :
- toute la peinture intérieure et extérieure de cette immense maison (8 chambres, 4 salle de bains, 2 cuisines,..),
- les gouttières,
- les plafonds des chambres,
- les fenêtres de tout l’étage,
- TOUTE la plomberie et en inox,
- TOUT le chauffage avec un gros insert chaudière à bois et plus de 25 radiateurs,
- les cuisines,
- les poignées de toutes les portes, etc..
Seule l’électricité était correcte et bien sûr, le bâti lui-même très sain et solide.
Deux leçons importantes en cas de travaux à faire :
- Avoir un chef de projet local, avec un talent, des connaissances parce qu’il est difficile vraiment de savoir qui travaille bien et de les organiser, voire même simplement de savoir leur parler en portugais.
- La possibilité de trouver d’excellents artisans, travailleurs, ponctuels, respectueux et économiques. Au moins en dehors des zones dévoyées par trop d’arrivants étrangers.
Aujourd’hui une telle maison serait, sur le marché, à 250 K€ voire 300 K€. Son seul désavantage, être dans un petit village au centre Portugal. Sur le littoral, elle vaudrait 600-700 K€.
Alors parlons de l’essentiel, de ce centre rural et de la vie possible pour un expatrié. Avantages et désavantages, sans langue de bois !
CasaVergao, le Portugal rural
Choisir un tel lieu pour s’installer offre de nombreux avantages.
Nous venons de voir les prix bien plus doux que dans les zones côtières pour ne pas parler de l’Algarve et des grandes villes, bien sûr. 2 fois, 3 fois moins cher ! Au moins ! Prix d’achat léger mais aussi économie sur les travaux, la maintenance, etc.. Voire même pour la vie courante.
Ensuite c’est l’accueil, incroyable, fabuleux. il y a quelques années, peu d’étrangers s’installaient dans ces ces lieux. Maintenant un peu plus. Mais qu’importe, la culture portugaise dans ces lieux intacts est prodigieuse. Nous avons été aidé, choyés, dorlotés. Des cadeaux, des légumes et fruits de leurs jardins. Le premier jour mais encore TOUS les autres jours au fil des années. Des invitations à partager leur vie, leur repas, leur vin bien sûr. Et le Miel, l’huile d’olive locale, le cochon, etc..
Partager leurs fêtes, leurs jours heureux mais aussi les difficultés, même les enterrements. La vie d’un village à la mode ancienne.
Quelques photos parmi d’innombrables photos de toutes les fêtes du village, des autres villages, en famille, etc.. Beaucoup, beaucoup de repas tous ensemble. Sans chi-chi, nous sommes traités comme des amis du village.
Y compris bien sûr les accompagner à l’église.
Même si l’accueil en ville ou dans les régions plus habitées reste toujours superbe (exception faite de l’Algarve qui est à part n’étant pas peuplée de portugais mais d’étrangers majoritaires), vous ne vivrez pas l’intégration d’un petit village.
Dans le Centre rural, on fait les travaux ensemble, la cuisine ensemble, la récolte des olives comme le village le fait, etc….
- cof
Et puis il y a le pays lui-même. D’innombrables chemins, les plages des rivières « Praia Fluvial », souvent aménagées, parfois sauvages. Il y a beaucoup de rivières dans le Centre.
Les vallées perdues, les restaurants populaires et si généreux, très bon marché, etc..
Vergao est quasiment au Centre Géographique du Portugal, Est/Ouest, Sud/Nord. Tout le Portugal est accessible en quelques heures, ce n’est pas un grand pays.
Il est vraiment facile d’aller la journée à Lisbonne, à Porto depuis de le Centre. Mais aussi à l’Est, en Espagne, à la montagne la Serra da Estralla. Et encore à la mer, à 1H30 à Figeira de Foz par exemple.
Casavergao, les difficultés
Il y a de très grands avantages donc à vivre dans le Portugal rural, un peu plus loin des zones très habitées. Mais il y a aussi des désavantages. Et nous ici, à casavergao, nous disons toujours le bon et le moins bien.
Le problème de la langue est le principal. Nous avons eu d’excellents contacts avec les habitants parlant le français et/ou l’anglais. Il y a toujours des anciens qui ont vécu en pays francophones ou plus loin encore. Mais avec les personnes qui ne parlent que le portugais local, avec l’accent local … c’est une autre histoire. Pour moi, peu doué en langues, avec une mauvaise oreille, cela est difficile.
Résultat : Vous aimeriez bien parler avec beaucoup et vous en restez à dire « Bon Dia » et « Obrigado » parce que vous ne comprenez pas du tout leur parler. Imaginez un anglais de Londres essayant de parler avec un paysan ariégeois et vous comprendrez nos problèmes de communication. Les enfants y arrivaient un peu mieux, à l’école tout à fait bien mais nous … ?
Donc un certain isolement, une frustration permanente, une difficulté à les rejoindre et même à comprendre certains faits au village. Ce qui est dommage vu les innombrables occasions d’être ensemble. Intégré mais sans comprendre c’est plus difficile.

La culture portugaise est sympathique, les fêtes, la cuisine. Mais parfois un peu monotone, les musiques et les danses sont partout les mêmes et dirons-nous très portugaises. Autant nous aimons que ce pays soit fier de ses traditions et les garde vivantes, autant parfois d’autres influences et variations nous manquent.
Le Portugal c’est super, mais QUE le Portugal, parfois c’est beaucoup. Après un bon moment de ruralité, on a un grand plaisir à plonger dans les villes cosmopolites, voire les centres commerciaux ! Et il y a d’immenses à Lisbonne.
Les incendies des forêts d’eucalyptus sont par contre un inconvénient sérieux. Nous avons une très belle vue sur des forêts toujours vertes, été comme hiver et sentant si bon. Mais avec l’épée de Damocles de les voir se transformer en une désolation noire, une zone dévastée pour des années. Certes cela repousse en 4 ou 5 ans mais c’est quand même difficile à vivre.
Les villages, les maisons n’ont généralement rien à craindre mais l’environnement s’il est composé de forêts peut disparaitre en quelques heures, en été. C’est une aberration portugaise d’avoir développé cette industrie du bois pour le papier. C’est de plus, un arbre qui assèche tout et stérilise le sol. Son seul avantage est de pousser sans demander aucun soin et même de repousser seul après le feu.
Ces 2 ou 3 dernières années cela s’est amélioré. Des peines de prison ont été prononcées, la sévérité du gouvernement s’est affirmée, des moyens ont été mis en place. L’été dernier, pas un seul gros feu dans tout le Portugal. Et c’est très bien ainsi.
Casavergao, la conclusion
Habiter dans le Portugal profond, rural est un enchantement. Ceux qui décident de s’y installer ne regrettent rien. C’est oublier tous les problèmes modernes de l’Europe du Nord, c’est avoir des nourritures saines et délicieuses, c’est vivre avec des voisins géniaux et accueillants, généreux.
Et nous à Casavergao, recommandons le VRAI Portugal.
Il faut seulement être bon et doué en langues et s’y mettre à fond et ne pas trop choisir de zones forestières, surtout d’eucalyptus.
On peut même, ce que font surtout des anglais, aller plus loi et trouver des zones plus sauvages encore. Des zones « Off the Grid » donc sans électricité, sans réseau téléphonique, sans même l’eau, sauf votre puit. Vous voyez qu’on trouve plus aventureux que nous 🙂






























Chapeau ! JC pour cet article
Impartial, c’est excellent
J’insiste sur la langue portugaise…
il faut un peu « potasser »
obrigada
bien à toi