Le Portugal un refuge (suite) : Où et quand déménager ?

par | 21 Jan 2022 | Général

déménager
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Cet article très concret qui parle de déménager, où et quand au Portugal, fait suite à celui de la semaine dernière « Le Portugal un refuge« .

En effet ce dernier article a eu beaucoup de lecteurs, beaucoup de commentaires et manifestement un grand nombre de personnes se posent des questions sur l’état et les dangers du monde actuel. Il y a clairement de grosses difficultés devant nous et certains événements pourraient modifier considérablement notre monde, notre société et donc votre vie.

Alors permettez moi d’aller plus loin encore.

Avertissement

Aujourd’hui nous allons continuer une réflexion sur ce refuge au Portugal mais je dois vous dire que cet article ne doit être lu que si vous vous posez des questions sérieuses.

Si vous pensez que les choses vont de toute manière se calmer, que le monde d’avant va revenir tranquillement et qu’il y a toujours eu des moments de tension comme les US avec la Russie ou la Chine, que ce n’est pas nouveau et que le calme est toujours revenu.

Si vous pensez que nos élites politiques sont raisonnables , rationnelles et travaillent pour votre bien alors il est inutile de lire cet article. Voilà, épargnez vous ce travail et revenez sur votre vie habituelle paisible. Ne vous prenez pas la tête et ne vous créez pas d’inquiétudes malvenues. Tout ira très bien … Madame la Marquise ! Et ne me critiquez pas de parler de choses désagréables que personne n’aime lire, les « Cassandre » sont rarement aimées. Donc stoppez ici !

Accès au guide pour partir vivre au Portugal

Si par contre vous vous posez de sérieuses questions sur les changements qui peuvent advenir dans votre environnement, si vous réfléchissez que la vie à considérablement changé en 2 ans et que ce n’était pas du tout prévu, alors peut être pensez-vous que d’aussi grands changements encore peuvent arriver et impacter votre vie. Et qu’il serait bon pour vous d’avoir ce qu’on appelle un plan B, une solution de refuge au cas où les orages éclatent vraiment. Alors lisez cet article.

Deux sortes de dangers bien différents

Voilà c’est pour vous que j’écris ce 2ème article sur le « Portugal refuge » avec aujourd’hui des questions très concrètes : « Où déménager et quand déménager? »

Là, nous devons différencier les changements et les menaces qui pourraient nous tomber dessus.

  1. il se pourrait que les changements soient relativement légers, un peu comme ce qui nous est arrivé depuis  2 ans, avec des confinements ou des restrictions de liberté, contraintes relativement légères. Pas agréables mais on peut vivre avec. Une dégradation lente en fait.
  2. Il se pourrait aussi que les changements qui viennent soient considérables et que tout ce qui fait dans notre société actuelle la sécurité disparaissent au moins temporairement : Par exemple que l’approvisionnement habituel de nos magasins, de nos stations-service, voire que toute sécurité, disparaissent ou soit profondément modifiés. Et là, c’est la vie quotidienne qui est en danger.

Prolongation simple des ennuis actuels

Le premier cas est simplement, à mon avis, la continuation de nos bouleversements actuels, les conséquences d’une inflation importante, quelques pénuries par ci par là, quelques restrictions de circulation, une numérisation de nos profils, des obligations plus ou moins suivies de vaccination, etc, etc… . Pas franchement amusant, pas vraiment plaisant mais pas si catastrophique que ça lorsque les magasins restent remplis plus ou moins, que l’essence restent disponible même très chère et qu’il soit possible de travailler.

Je pense que c’est le minimum qui puisse nous arriver mais aussi le scénario le plus probable. Il n’y aura pas de retour en arrière tout simplement parce que les matières premières dont le pétrole commencent à manquer. L’énergie va devenir chère et tout sera modifié. Mais cela peut descendre doucement avec des années de récupération puis d’aggravations.

Grave détérioration avec guerres

Le 2e cas est beaucoup plus grave et correspond tout bonnement à une guerre. Guerre civile aux US, en France peut-être ou même guerre réelle comme celle qui menace assez sérieusement aux frontières de la Russie avec l’Ukraine du fait de la pression de l’OTAN. Ou une guerre si la Chine la décide pour résoudre ces problèmes financiers relativement graves en ce moment, guerre nationaliste pour reprendre Taïwan et détourner l’attention du peuple chinois.

Il n’y a pas que les guerres, il y a aussi la très grave situation financière des états qui peut amener des dégradations profondes de nos sociétés : Suppression du cash, limitations étroites des déplacements, carte d’alimentation, etc…

Et puis surtout et c’est la racine même de ces problèmes, la raréfaction de l’énergie, du pétrole.

Là nous sommes dans un tout autre cas de figure mais malheureusement possible et il se pourrait même qu’un tel conflit puisse être modérément nucléaire. Il est évident que dans ce cas le refuge au Portugal sera parfaitement intéressant et utile. Mais en cas de très grosses difficultés, il faudra prévoir de s’installer à d’autres endroits au Portugal. Il y a refuge et refuge !

Avant de lire ce que je pense sur le « Portugal refuge » en cas de grosse tempête, étudions un peu plus cette possibilité.

Est ce possible ?

Je vais reprendre un article de Elrin Menescire écrit dans Agoravox ce 20 Janvier 2022. Cet article parle d’abord de la sécession des ultra-riches qui achètent tous des super Yachts et des avions d’affaires et cherchent eux aussi des refuges. Voir l’article de Basta.

Il y a beaucoup à lire dans cet article mais c’est vers la fin que cela devient vraiment et logiquement très noir :  » Pour résumer : il n’est aujourd’hui pas un seul endroit où le simple citoyen, qu’il soit coupable de quoi que ce soit ou pas, ne soit à l’abri d’un pouvoir qui n’a d’autre solution pour se maintenir en place que d’user de plus en plus de la surveillance de masse généralisée, et de la répression qui va avec, pour les motifs les plus futiles –terrorisme par ci, situation sanitaire par là…

Car le pouvoir a peur de « sa » population, n’en doutons ici aussi pas un seul instant : comment interpréter autrement les commandes massives d’armements pour la police et les CRS, et ce en pleine pandémie, alors que le fait de demander de simples FFP2 gratuits pour un simple instituteur, ou des purificateurs d’air pour les salles de classe, fait de lui un dangereux irresponsable qui veut ruiner la France ? »

« Beaucoup d’éléments tendent à faire penser que nous ne sommes pas loin de l’étincelle qui mettra le feu non pas au hangar rempli de barils de poudre, mais plutôt à la plaine remplie d’ogives nucléaires. (…) Mais ce qui me paraît vraiment, mais alors vraiment le plus immédiat, accessible et pour tout dire plausible, ça n’est pas tant ça, que la longue dégringolade avec des « pointes », des surgissements, des basculements autoritaires de plus en plus poussés. »

« Face à une élection truquée d’avance, et sans espoir de débouché politique, que restera-t-il au peuple français en 2022, ce peuple qui a inventé la révolution, et l’a reproduite à cinq reprises ?

Acceptera-t-il passivement son sort et celui de ses enfants ? Je ne le crois pas.

L’explosion sera massive, brutale, et sans doute que la répression le sera tout autant.

Elle aura lieu dans l’année qui arrive, et pas plus tard. Car plus tard, ce sera trop tard : ce sera au choix la guerre, ou l’effondrement. Voire les deux.

Quitte à se lancer, allons-y jusqu’au bout : je pense qu’elle aura lieu à la rentrée 2022, juste après l’élection de la nouvelle marionnette de la finance, et juste pendant la septième vague.« 

On peut ne pas être d’accord, on peut parier sur plus de passivité du peuple, on imaginer des lendemains qui soient plus légers. Mais si cette analyse est correcte, que faire ?

Alors c’est le refuge au Portugal, mais où et quand déménager ?

Où déménager au Portugal ?

Alors nous allons différencier suivant les 2 niveaux de danger potentiel dans un avenir relativement proche.

Où déménager si  les dangers sont seulement la suite des situations actuelles ?

Dans le cas de la « simple » continuité des dégradations actuelles de notre sécurité, des lois contraignantes, etc,,etc ..(n’en rajoutons pas pour garder le moral) alors je pourrais dire que déménager n’importe où au Portugal est une bonne option, un Plan B suffisant.

Toutes les régions du Portugal sont des régions dans lesquelles vous serez en sécurité avec évidemment un minimum de réglementation qui proviennent de l’Europe et qui peuvent être contraignantes mais plutôt généralement moins appliquées ou moins stupidement appliquées que ce qu’on voit dans les pays d’Europe du Nord. Pour ne pas parler bien sûr de la quasi démence que l’on trouve en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Thaïlande …, Par rapport à l’Asie en particulier mais aussi au Maroc, même à la Grèce, à l’Italie, on constaté que le Portugal applique les règles dites anti COVID avec une relative modération.Il n’y a pas ici cette chasse aux non vaccinés, pass vaccinal ou retenues sur retraite comme en Grèce,..

Voilà le Portugal est tranquille et n’importe où vous serez plus protégé des conséquences négatives de l’effondrement lent de notre société.

déménager

Où déménager si la crise devient vraiment gravissime ?

Dans le 2e cas de détérioration complète de nos sociétés, si par exemple une guerre US / Russie éclate ou autre guerre civile ou même une guerre nucléaire, le Portugal est très, très bien placé pour vous offrir un refuge.

Premièrement le pays est soumis aux vents qui viennent de l’Atlantique et donc ne vous ramènera pas de pollution dramatique comme le seraient des vents chargés de particules radioactif. Il n’y a d’ailleurs pas de centrale nucléaire au Portugal non plus.

Mais dans ce cas-là c’est plus là désorganisation complète de la société et des ravitaillements divers qui sont à craindre. Alors il vaudrait mieux au Portugal se réfugier à l’intérieur du pays dans les zones qui sont en autarcie alimentaire. Dans des zones qui sont peu peuplées et qui restent très solidaires parce qu’elles sont traditionnelles.

Si vous craignez des événements dramatiques alors il vaut mieux s’installer dans toutes les zones qui du Nord au sud sont plus proches de la frontière Espagne. D’abord elles sont moins chères et deuxièmement elles sont beaucoup moins peuplées tout en ayant une grande capacité en agriculture. Et ce sont des régions qui ont vécues il y a encore peu de temps avec une forte résilience et ont encore les savoirs et la capacité de se débrouiller seules.

Je pense aux régions de l’Alentejo, les vergers de Fundao, les villages isolés du centre et surtout la région Tras as Montes qui, reculée et peu fréquentée, vit encore très traditionnellement avec les meilleurs produits agricoles du Pays.

Je ferais un article sur le Tras as Montes mais notez que « Enclavé entre le Douro et l’Espagne, dans l’extrême nord du Portugal, Trás-os-Montes (qui en français veut dire « derrière les monts ») est une sous-région agricole aux paysages ruraux d’une rare beauté, riche en vignes, céréales, légumes et fruits. C’est dans ce coin reculé du Portugal que se trouve la région viticole du Haut Douro, inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, d’où proviennent le fameux vin de Porto ainsi que le muscat de Favaios et les mousseux de Távora Varosa. Trás-os-Montes et Alto Douro est aussi la plus importante zone de chasse, de pêche et d’élevage bovin du pays. » Excusez du peu !

Vous voyez, ce n’est pas une région touristique mais c’est un sacré refuge ! En fait, totalement opposé à l’Algarve au Sud, le Tras as Montes au Nord en est l’exact opposé aussi pour les traditions et la résilience. L’Algarve est géniale si tout va bien mais si ça va mal, je préférerais de très loin habiter dans la région plus rude du Nord Est.

À l’inverse, les très grandes villes comme Lisbonne, Porto seront comme dans le reste de l’Europe beaucoup plus difficiles à vivre. Et toutes les zones touristiques seront beaucoup moins solidaires et moins capables de vous faire passer des époques difficiles.

Quand déménager ?

Là aussi on peut regarder les deux scénarios.

Quand déménager si la situation s’aggrave doucement ?

Si la situation continue simplement doucement de se dégrader avec des allers, des retours mais sans réelle cassure dramatique alors vous avez le temps. Le temps de vous préparer, de vendre des biens, une maison en France, de chercher un lieu sympa au Portugal.

Mais j’ai vécu un certain choc lors du premier confinement  puisque j’étais au Portugal et nous devions partir en France. La veille du départ les frontières se sont fermées et nous sommes restés 2 mois de plus sans occupation et bloqué dans notre maison. Ce n’était pas très désagréable mais c’était la première fois dans ma vie que je n’avais plus le droit de voyager en Europe. Je n’oublie pas et je crois que vous ne devriez pas oublier que toutes nos libertés fondamentales peuvent disparaître de jour au lendemain. C’est arrivé pour nous, c’est arrivé dans bien des pays par exemple avec la soudaine impossibilité de retirer son argent de la banque. Pensez y même si vous prenez votre temps.

La falaise de Sénèque

Certains d’entre vous connaissent peut-être cette théorie qui a vraiment 2000 ans : « Ce serait une consolation pour la faiblesse de nous-mêmes et de nos œuvres si toutes choses périssaient aussi lentement qu’elles naissent ; mais comme c’est le cas, les augmentations sont d’une croissance lente, mais le chemin de la ruine est rapide«  . Lucius Anneaus Sénèque (4 BCE-65 CE). Voir ici un article intéressant.

déménagement

J’apprécie beaucoup un autre auteur, Gail Tverberg, qui décrit le monde et l’économie en fonction de l’énergie et de la démographie, c’est à dire de données très concrètes et puissantes. Dans son blog

« Le récit énergétique qu’on nous raconte est principalement le récit que les politiciens voudraient nous faire croire, plutôt que le récit que les historiens et les physiciens développeraient.

Les politiciens voudraient nous faire croire que nous vivons dans un monde de croissance économique éternelle et que la seule chose que nous devrions craindre est le changement climatique. Ils fondent leurs analyses sur des modèles d’économistes qui semblent penser qu’une « main invisible » résoudra tous les problèmes. L’économie peut toujours croître; suffisamment de combustibles fossiles et d’autres ressources seront toujours disponibles. Les gouvernements semblent pouvoir imprimer de l’argent ; d’une manière ou d’une autre, cet argent sera transformé en biens et services physiques. Avec ces hypothèses, les seuls problèmes sont les problèmes lointains que les banques centrales et les taxes carbone peuvent gérer.

Les réalistes sont des historiens et des physiciens. Ils nous disent qu’un grand nombre d’économies passées se sont effondrées lorsque leurs populations ont tenté de croître en même temps que leurs ressources s’épuisaient. Ces réalistes nous disent qu’il y a une forte probabilité que notre économie actuelle finisse également par s’effondrer.

La forme générale que la croissance économique est susceptible de prendre est celle d’une « courbe de Sénèque » ou d’une « falaise de Sénèque ». Selon les mots de Lucius Annaeus Seneca au premier siècle de notre ère, « les augmentations sont lentes, mais le chemin de la ruine est rapide« . Si l’on considère le montant représenté sur le graphique comme la quantité totale de biens et de services reçus par les citoyens, le montant a tendance à augmenter lentement, à plafonner progressivement puis à diminuer. » Brusquement !

Déménager

« Nous semblons maintenant rencontrer une baisse de l’approvisionnement énergétique alors que la population continue d’augmenter. Il faut de l’énergie pour que toute activité que nous considérons comme contribuant au PIB se produise. Il ne faut pas s’étonner si nous sommes au bord d’une récession. Si nous ne parvenons pas à résoudre nos problèmes énergétiques, le ralentissement pourrait être de très longue durée. »

Il y a de nombreux blogs, très sérieux la plupart du temps, voire très techniques, qui parlent de ce que les « Médias Mainstream » ne veulent surtout pas raconter. Par exemple ici. Il est évident qu’aucun politicien même s’il en était persuadé et capable de comprendre ce qui n’est pas certain, n’ira crier au peuple qu’il n’a pas de solution facile et que « Je n’ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur.” Il n’y a plus de Churchill de nos jours !

Quand déménager si vous pensez que la situation pourrait vraiment s’aggraver ?

Mais si les conditions deviennent véritablement dramatiques alors il faut réfléchir d’une toute autre manière. Il faut prévoir beaucoup plus loin votre plan B.

Je vais citer longuement un article de blog traduit de l’anglais qui reprend pour les US, où la situation est d’ores et déjà beaucoup plus grave que chez nous, des raisons pour lesquelles déménager AVANT les autres est fondamental. C’est ici le blog et l’article de Charles Hugh Smith.

« Déménager est une décision difficile, alors nous hésitons. Mais lorsque la fenêtre pour le faire se ferme, il est trop tard. Nous pensons toujours que nous avons tout le temps du monde pour réfléchir, calculer et explorer, puis les choses changent et les options que nous avions autrefois disparaissent pour de bon.

Déménager dans un nouvel endroit est difficile pour ceux d’entre nous qui sont bien établis là où nous habitons. Ajoutez une maison que nous aimons, des emplois/travail, des enfants à l’école, un parent vivant avec nous et tous les attachements émotionnels aux amis, à la famille élargie, aux collègues et aux lieux de prédilection, et pour beaucoup (et probablement la plupart) des gens, déménager est hors de question.

déménager

Sachant cela, je ne pose pas cette question à la légère : Devriez-vous vous déplacer pendant que vous le pouvez ou quand vous le devez ? La question est conséquente car la fenêtre dans laquelle nous avons encore des options peut se refermer avec peu d’avertissement. (…)

Certaines zones rurales produisent encore de l’énergie et de la nourriture, et compte tenu de la densité de population plus faible, ces communautés sont moins dépendantes des chaînes d’approvisionnement mondiales et sont donc plus autosuffisantes. Les ménages ruraux ont plus d’opportunités d’élever des animaux, de cultiver des légumes, etc., et plus d’opportunités d’avoir des relations de soutien avec des voisins qui produisent réellement quelque chose de tangible et d’essentiel. »

De l’intérêt de déménager AVANT les autres

Continuons avec Charles Hugh Smith.

« Supposons qu’à peine 5 % des citadins décrochent pour les régions rurales. Étant donné qu’il y a environ 130 millions de foyers aux États-Unis et que 81 % de ce total représentent 105 millions de foyers, 5 % correspondent à 5,25 millions de foyers. Étant donné que le nombre de communautés rurales qui présentent toutes les caractéristiques souhaitables n’est pas si élevé, nous pouvons estimer qu’il pourrait être difficile pour même 500 000 ménages urbains de se réinstaller dans leur premier choix, sans parler de 5 millions.

Cela donne un avantage extrême à ceux qui se déplacent les premiers, bien avant qu’ils ne le fassent. L’avantage financier pour les premiers arrivés est tout aussi extrême, car ils peuvent toujours vendre leurs maisons urbaines pour beaucoup plus d’argent qu’ils ne rapporteront une fois que les conditions se détérioreront. (La valeur des maisons peut tomber à zéro, comme Detroit l’a montré.)

Les quelques-uns qui décident de rejoindre les pionniers même si les difficultés sont nombreuses ont tous les avantages. Ceux qui attendent que les conditions glissent de la falaise (de Sénèque) peuvent constater que leur maison autrefois précieuse a perdu la plupart ou la totalité de sa valeur et que les communautés qu’ils auraient choisies sont hors de portée financièrement. »

 

(Je souligne ce point très important que je constate avec les possesseurs de biens immobiliers et de cryptos qui s’attendent TOUJOURS à ce que les prix continuent de monter puisqu’ils l’ont fait dans le passé. En ce moment, pour les cryptos, c’est plutôt mal parti.)

« La plupart des gens estiment qu’ils disposent de suffisamment de temps pour agir – des décennies, ou du moins de nombreuses années. Le problème de la fragilité systémique a été décrit avec justesse par Sénèque : « Les augmentations sont lentes, mais le chemin vers la ruine est rapide ».

Il n’y aura peut-être pas autant de temps que nous le pensons.

La vue d’un sol solide s’étendant sans fin à l’horizon peut s’avérer être un mirage, et le bord de la falaise est plus proche que nous ne l’imaginons. »

Je crois que je n’ai rien à ajouter ! Merci d’avoir lu !

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22 Commentaires

  1. Sauvanet

    Bonjour et merci !
    Excellent article avec lequel je suis bien d’accord…
    J’ai juste un problème : nous ne parlons pas Portugais… comment trouver un travail ?

    Réponse
    • Jean

      Parler portugais n’est pas un problème pour la vie quotidienne mais pour le travail effectivement il faut souvent bien parler portugais. Ceux qui viennent et travaillent sont des télé-travailleurs, indépendants ou reliés à une entreprise. Des investisseurs en cryptos. Ou des entrepreneurs même petits avec une idée à développer. Parfois en agriculture, parfois en vente ou artisanat. Ou des personnes qui développent une offre de stages, d’hébergement, etc.. La seule chose à ne pas faire est de chercher un simple emploi portugais classique, les salaires sont trop faibles et la langue posera un trop gros problème.

      Réponse
      • Bruno Marchand

        Bonjour Jean claude
        Nous sommes en relation depuis déjà quelques temps.
        Je pense que nous avons bien cerné notre future, nous pensons la même chose que décrite sur votre article.
        Mais nous avons pas encore vendu notre bien en France.
        Mais dans notre région nous sommes en grande partie autonome pour notre alimentation ainsi que pour notre électricité et eau.
        L’avenir est devant nous et nous verrons bien.
        Bonne soirée.
        Bruno

        Réponse
  2. Mousset

    Bonjour Jean-Claude
    Et oui, ça fait froid dans le dos tout ça, mais tellement réaliste !! Je plains notre descendance ………
    À bientôt peut être , et toujours un réel plaisir à lire ces articles

    Jean-Luc et Brigitte

    Réponse
  3. Parouty

    Bonjour !
    Voila 30 ans que nous « prédisons » (pour nous-mêmes) ce qui arrive ! Déclin de la culture, du confort, de la sécurité, de la célèbre élégance Française, etc.
    Nous avons déménagé en septembre 2021… Mais nous avions ce projet depuis une dizaine d’années. Iréalisé pour diverses raisons : une maman âgée venant vivre avec nos, un cancer dont j’ai « dû me débarrasser », du temps pour vendre LA maison en France… Mais c’est fait et nous en sommes très heureux !!! Les Portugais sont des gens charmants, accueillants : nous avons passé un Noël merveilleux dans ce pays où nous ne connaissions personne 3 mois avant.
    Vos conseils nous paraissent judicieux et « bons à suivre » !!!

    Réponse
  4. Herman

    La langue n’est pas un problème, surtout si l’on est jeunes, les neurones fonctionnent bien, pour les plus âgés il y a « Google-traduction » ! Mais le Portugal-Nord Pas de souci, les 3/4 des locaux comprennent les langues latine et surtout le français ! Ici nous avons les éoliennes et les barrages-hydro, l’agriculture locavore, et la sympathie de ces habitants il y a actuellement beaucoup de maisons à vendre mais depuis 5 ans les prix sont à la hausse, nous avons bénéficié à cet époque d’une cerise sur le gâteau « l’exonération fiscale » , mais cela est terminé maintenant, il faut effectivement changer son fusil d’épaule et ne pas hésiter à sauter le pas, le retour à une situation d’AVANT est l’apanage des passéistes…… Je dis tout cela mais je ne dis rien !

    Réponse
  5. Ferreira

    Votre article est très bien il retrace bien l’avenir sombre qui se devine
    Quand à moi j’ai quitté la France il y a 3 ans et suis heureux ici au Portugal près de Pombal car la vie est plus douce les gens sont très gentils humains le temps est lumineux ça change de la grisaille

    Réponse
  6. DOMINIQUE

    Bonjour Jean-Claude,

    Je viens de lire votre article et je suis effaré de voir ce qui y est affirmé.
    J’ai en projet de m’installer dans le sud du Portugal pour la retraite dans deux ans, et je suis inquiet de la tournure de votre discours qui me rappelle le ton catastrophiste de certains partis politiques qui vous annonce le KO généralisé.
    Je suis déçu qu’on utilise de ce genre de propos pour proposer une expatriation qui a mon sens doit être d’abord un rapprochement pour le Portugal dans tout ce qu’il a de bon et généreux a offrir, ( la générosité de ces habitants, le climat , ces paysages si diversifié, le niveaux de vie plus intéressant, et bien d’autres choses que l’on peu découvrir si on fouille un peu).
    Même si la situation est loin d’être au mieux avec cette pandémie qui dure, cette atmosphère pesante politico-sociale actuelle, nous vivons quand même dans un pays où nous sommes mieux que bien d’autres!!!
    Je suis votre travail depuis pas mal de temps, j’ai trouvé vos articles très intéressants jusqu’à présent et j’espère que ce ne sera pas votre argument massue à présent pour proposer une expatriation, il y en a tellement d’autres …
    Cordialement.

    Dominique

    Réponse
    • Jean

      Merci du message, je l’ai lu attentivement.

      Tout d’abord j’avais bien prévenu, Ne Lisez PAS cet article si vous pensez que tout ira bien. Donc c’est un article qui ne vous était pas destiné.

      Il n’a d’intérêt que pour ceux qui pensent que les choses vont aller plus mal et même beaucoup plus mal. Si nous nous trompons tant pis pour nous et si nous avons raison tant mieux pour nous.

      Il y a plein de bonnes raisons actuellement, dans une situation inchangée pour aller au Portugal, cela fait des années que je les liste. Mais il y en aussi d’autres au cas où les choses tourneraient beaucoup plus mal. C’est autre chose que je raconte cette fois.

      Quand à dire qu’on est mieux chez nous qu’ailleurs …On dit que les borgnes sont rois au pays des aveugles. Moi je préfère quand même voir de mes deux yeux. Et je ne tolère pas, c’est un minimum, le Pass et la passivité totale des français.

      Cordialement

      JCJ

      PS : Je crois que ce qui vous choque c’est que je dis que le Sud Portugal, qui est très, trop touristique et artificiel, n’est pas une zone résiliente en cas de vie plus difficile. C’est pourtant une réalité évidente. Je comprends bien qu’après une vie de travail on aimerait en profiter et vivre en paix et confortable mais bon les fins de cycles économiques sont frustrants. Désolé !

      Réponse
  7. Simon

    Merci pour cet article super intéressant et le Portugal est bien mais l’immobilier et les services associés à la maison ou voiture ou santé sont hors de prix et j’espère visiter l’alentejo car on me dit que du bien . Il y as t’il un plan C avec des pays qui ont des conventions avec la Fr’ance tel que Maroc malaysie vietnam’ ou Indonésie ?

    Réponse
    • Jean

      Hors de prix ? La voiture est effectivement 20% plus chère mais les services de santé ? Le public si on y a droit est vraiment très peu cher. Le privé c’est autre chose mais il y a les assurances privées.
      Il n’y a pas de Plan C avec l’Asie. Ils sont à ma grande surprise et tristesse quasiment tous très covidéments ! Thaïlande en tête, le reste aussi. Voir ici https://covidemence.com/

      Le Portugal reste mesuré. En cas de réels problèmes, les pays dans lesquels nous sommes très étrangers, très différents seront toujours des pays dangereux. Disons dans lesquels notre situation sera plus fragile.

      Réponse
  8. Jean-Paul

    Je réponds à Dominique et Jean qui me connait.
    1) Dominique, pour bien apprécier la situation en France, il vous faudrait faire ce que l’on fait tous les jours ici au Portugal, à savoir regarder systématiquement les nouvelles sur au moins 3 chaines de TV portugaises (OK, je parle et écris relativement bien le portugais et ça aide) et 3 chaines françaises. C’est la sidération systématique sur ce qui se passe en France. Si vous êtes suffisamment maso, restez-y. Comme dit Jean, ne venez pas si vousn’êtes pas sûr de vous etsi vous partez avec des regrets.
    2) Jean, je ne suis pas d’accord avec votre avis sur l’Algarve où je vis depuis maintenat 5 ans. Il est clair qu’il y a (surtout l’été) des endroits à fuir comme Albufeira. Je vis à Loulé (Almancil) et suis très heureux. La proximité des millionaires de Quinta do Lago ne me gêne pas du tout. D’ailleurs la Ria Formosa à ce niveau est très belle et agréable. Ayant pas mal voyagé au Portugal, je pense que l’on ne peut pas faire d’exception. Je vivrais n’importe où dans ce pays. Tout dépend des goûts de chacun.
    Cordialement

    Réponse
    • Jean

      OK merci tout à fait d’accord pour le point 1

      Mais sur l’Algarve ce que je veux dire c’est que, en cas de TRES GRAVE CRISE, c’est une région qui sera moins facile à vivre parce que moins productrice agricole et très centrée sur le tourisme. En temps normaux, c’est très bien en effet.

      Réponse
    • Corinne

      Bonjour Jean Paul,

      Mon mari est portugais, nous attendons une seule chose ma retraite. Nous allons déjà prospecter au mois juin les differents lieux dans le Nord et un peu retirés de la côte, une petite maison. Car là je suis au bout de ma peine je n’en peu plus les français sont égoïstes. Mais étant française je me pose beaucoup de question pour notre départ qui se fera peut-être plus rapidement que prévu. Je veux vivre en paix et fuir tous les problèmes.
      Cordialement

      Réponse
      • Jean-Paul

        Désolé Corinne pour le retard de ma réponse. Je pense que vous avez déjà un atout majeur avec un mari portugais concernant l’adaptation au pays. Il y a des endroits magnifiques dans le nord du pays. Mais la côte est belle aussi et moins fréquentée qu’à partir de Porto.
        Concernant le fait de vivre en paix, j’oserai dire qu’au Portugal c’est presque garanti.

        Réponse
  9. Ronald

    Bonjour Jean Claude
    Je viens de lire l’article le plus noir qui m’ai été donné de lire de vous. A vous parcourir on a l’impression que nous devons nous préparer à une troisième guerre mondiale et que le Portugal sera notre meilleur refuge.
    Vous savez qu’avec ma femme et moi , avons pris la décision de l’expatriation d’ici la fin de l’année, mais pas pour les raisons que vous mettez en avant, même si elle sont fondées.
    Nous devons rester optimiste sur les perspectives futures. Nous comptons vivre pleinement au Portugal, et avec les portugais,… »pour le meilleur »…et certainement pas pour le pire.

    Cordialement

    Réponse
  10. YvanMarchetti

    Bonjour Jean Claude…très bel article mais un reproche tout de même : pourquoi ne mentionnes tu pas le nom de village dont tu affiches les photos (la première photo en haut de ton article et surtout le village avec le mur en pierre tout autour) ???
    Ce n’est pas la première fois!!!

    Réponse
  11. Jean-Paul

    Je reviens sur les reproches fait à Jean-Claude sur un certain pessimisme. Je crois sincèrement qu’il faut être réaliste et voir les choses en face. La situation mondiale n’incite pas du tout à l’optimisme et en particulier en France.
    J’ai encore beaucoup de famille à Lyon, ville dans laquelle je suis né (Hotel Dieu en 1945) qui me fait chaud au coeur mais malheureusement……de loin, car j’ai peur, je dis bien j’ai peur d’y retourner même si je rêve de dîner dans un bouchon. Idem et encore pire dans la région parisienne où j’ai une soeur. Et même en plein Périgord d’où est mon épouse et où les méfaits sont maintenant communs.
    Et j’insiste encore si besoin est de prendre une décision d’expatriation sans états d’âme dont les français, qui n’ont jamais réellement eu d’expérience à l’étranger, sont les spécialistes.
    Votre obligé qui a travaillé au Brésil, USA (21 ans), Suisse, Canada….. et France bien sûr.

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  12. YVES REINICHE

    Bonjour
    C’est avec intérêt que je lis vos articles cela fait 4 ans que j’envisage de déménager pour m’installer au Portugal je vie en Bretagne depuis une dizaines d’années pour ma retraite et la ou je croyais être a l’abris et au calme hélas cela ce dégrade de plus en plus je vais donc vendre avant la fin de l’année j’ai réservé pour 11 jours dans plusieurs hôtels entre Porto et Lisbonne et je fini mon séjour a Bragança

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  13. GOMES

    Tellement réaliste ! Pas facile de tout quitter quand on a une entreprise ;;;et pas l’age de la retraite
    Mais on y réfléchit,
    sans compter Nibiru et la montée des eaux ….
    Bref c’est anxyogene

    Nous venons a Loule le mois prochain, en repérage.
    Belle journée

    Réponse

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