MLM au Portugal

par | 2 Nov 2023 | Travail au Portugal

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Dans notre longue série des nouveaux entrepreneurs français qui réussissent au Portugal, Emmanuelle qui nous raconte ses évolutions et son succès.

Le MLM ou Marketing Multi-Niveau, marketing de réseau vous connaissez ? Bien sûr mais s’il est un canal de vente très efficace, il est parfois décrié en France. Beaucoup plus apprécié au Portugal qui se révèle, une fois encore, un pays très ouvert aux initiatives nouvelles.

C’est une voie possible pour tous si vous venez vous installer au Portugal. Même si vous démarrez de zéro ! Vous aurez de l’aide.

Cet interview montre les avantages mais aussi les difficultés pour s’intégrer et réussir en entreprenant au Portugal, beaucoup d’enseignements fort utiles. Avec des astuces pour percer sans dominer encore totalement la langue du pays.

Transcription de la vidéo

Cet article va retranscrire des éléments importants de sa vidéo qui est maintenant sur notre chaine YouTube. Nous aurons donc dorénavant et chaque semaine, une vidéo d’une activité, gérée ou créée par un(e) expatrié(e) au Portugal et une transcription du texte dans cette Newsletter même.

  • Les vidéos elles-mêmes sur notre chaine YouTube, cliquez ici.
  • Leur transcription partielle sur la Newsletter dans le Blog Casa Vergao : C’est donc cette lettre que vous lisez à l’instant.

Ces médias sont accessibles à tous et en permanence.

Cet article

La transcription dans cet article est partielle, centrée sur les points les plus importants. Elle permet de lire vite l’essentiel, de savoir TOUT ce qu’il y a dans la vidéo. C’est pratique, rapide mais ne remplace pas la vision de la vidéo qui est un témoignage très fort.

Accès au guide pour partir vivre au Portugal

Bonjour Emmanuelle, êtes vous au Portugal depuis longtemps ?

Très longtemps, non. Ça va faire bientôt cinq ans qu’on est installé au Portugal. Cinq ans qu’on a franchi le cap de quitter la région parisienne pour venir s’installer à proximité de Lisbonne.

Avec mon mari, bien entendu, qui est portugais. C’est un pays qu’on apprécie depuis plus d’une vingtaine d’années et où on venait en vacances. C’est un pays qu’on affectionne particulièrement et nous sommes venu avec notre plus jeune fille qui est rentrée en classe de première. Elle ne parlait pas portugais, elle le comprend.  Scolarisée au lycée français. Puisqu’on savait qu’elle ferait son cursus d’études supérieures en France. Donc, on a fait le choix de la laisser au lycée français pour faire sa première et sa terminale.

Vous êtes venus en famille. Parce que votre mari était portugais ou parce que vous en aviez marre de quelque chose ?

Envie de quelque chose ? Voilà, un peu des deux. On était en région parisienne, donc c’est vrai qu’on était bien installé, avec un confort quand même certain, aussi bien matériel que dans notre localisation. Mais c’est vrai qu’on aime le soleil. On aime vivre dans un pays où il fait bon vivre. Donc on s’est dit que le Portugal était un bon compromis. Et le temps passait, ça faisait un certain nombre d’années qu’on y pensait alors : « Si on continue comme ça, rien ne va se passer. Le Portugal ne va pas venir à nous. » Donc il était temps à 45 ans pour moi et presque 50 ans pour mon conjoint de franchir le cap.

Nous étions dans le même domaine d’activité, dans le domaine de l’audioprothèse, appareillage de personnes sourdes et malentendantes. Mon mari dans des centres d’audioprothèse, dans l’appareillage et la consultation, et moi, j’étais déjà à mon compte avec un site Internet d’accessoires pour personnes sourdes et malentendantes. On s’est connus il y a 25 ans dans ce domaine d’activité, auquel on a été fidèle pendant presque 15 à 20 ans.

L’importance des réseaux

A l’époque, je faisais partie d’un réseau d’entrepreneuses, dans le 78. Et dans ce réseau de femmes, une femme distribuait déjà la marque dont je vais vous parler et que j’ai rejoint. Et elle m’a dit « Écoute, si tu n’as pas de projet professionnel particulier au Portugal, réfléchis car la marque en question est présente depuis peu de temps au Portugal et si le challenge te tente de développer la commercialisation de cette marque du Portugal pour le Portugal et pour le reste du monde, c’est possible « . C’était un challenge qu’elle me proposait de relever.

C’est vrai que quitte à changer de pays, d’environnement, c’était peut-être l’occasion de changer de domaine d’activité et de me relancer dans une nouvelle activité.

J’ai fait ce choix- là. J’ai d’abord commencé par expérimenter les produits en question, puisque je suis fille de commerçante, mais je ne suis pas une commerciale. Je ne peux pas parler et m’enthousiasmer sur des produits ou des objets que je ne validerai pas au préalable. J’ai démarré par une phase de six mois où j’ai commencé par expérimenter les produits. On parle de cosmétiques et on parle de compléments alimentaires. J’ai été conquise et j’ai décidé d’en faire mon nouveau job à temps plein et de faire ça au Portugal.

Pour ce qui est du réseau ou des contacts ici au Portugal, comme j’étais seule, j’en ai profité pour m’insérer dans tous les groupes sur les réseaux sociaux, Facebook et autres, tous réseaux de tous les Français francophones professionnels sur la zone de Lisbonne et sa région. Je suis allé aux différents événements de networking qui pouvaient être proposés par les uns et les autres et ainsi commencé petit à petit à créer mon propre réseau.

Il y a beaucoup de réseaux ?

Il y en a un certain nombre, mais c’est vrai qu’en cinq ans, le nombre a beaucoup augmenté et surtout avec plus de jeunes actifs. On a vu une population qui se rajeunissait en cinq ans, avec beaucoup d’actifs, parfois qui travaillaient basés au Portugal avec une clientèle en France. Ça, ça arrive.

On a beaucoup de digital nomades qui s’installent sur Lisbonne. Ils peuvent avoir de la clientèle en France et travailler de façon nomade, entre autres, au Portugal, mais aussi beaucoup d’installations, de personnes qui veulent investir dans l’immobilier au Portugal pour pouvoir s’y installer et créer leurs propres entreprises.

Vraiment, on a vu une évolution vers plus d’actifs francophones.

L’intégration était facile. Vous parlez portugais ?

Le portugais, beaucoup moins. Je n’ai jamais été, étant jeune, très douée au niveau des langues. Ça se confirme à presque 50 ans. Ça ne s’est malheureusement pas amélioré. Mais voilà, j’ai au démarrage, fait le choix de m’entourer et de travailler avec des francophones puisque c’était plus simple en termes d’échanges et de partage.

2023 va être une année un peu de transition. J’ai évidemment pris des cours en portugais, mais comme toute langue, si la pratique n’est pas derrière, l’acquisition est plus difficile.

Donc là, je faisais jusqu’à présent partie de réseaux d’entrepreneurs francophones. Et là, j’ai intégré et je commence la semaine prochaine dans un réseau toujours d’entrepreneurs, mais purement portugais. Donc, challenge pour pratiquer mon portugais et faire des affaires et promouvoir la marque au niveau des portugais, localement.

C’est quelque chose que j’aime, la relation avec les gens. Me retrouver avec cette nouvelle activité avec justement du partage, faire expérimenter, donner à goûter la marque aux personnes qui sont géographiquement proches de moi, c’est quelque chose qui me plaît bien parce qu’on crée du lien, on crée des affinités.

J’ai des clients qui sont des amis maintenant et puis rien de mieux que des clients qui sont contents pour parler de la marque à leur tour et puis faire de la recommandation. Le bon vieux bouche-à-oreille, c’est ce qui fonctionne le mieux.

Comment est perçu le MLM au Portugal ?

Au Portugal, c’est bien rentré dans les mœurs. Beaucoup plus qu’en France. Je trouve que l’image du marketing de réseau en France a quand même une mauvaise image. Souvent, les gens se disent « Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas ou c’est un petit peu limite borderline. » Alors qu’au Portugal, c’est complètement dans les mœurs.

Les gens ont souvent plusieurs activités puisque, malheureusement pour les Portugais, leur salaire minimum est assez bas. Donc, pour avoir une qualité de vie à peu près correcte, pour au moins payer toutes leurs charges, avoir une seconde activité type marketing de réseau, peut aider.

Tandis qu’en France, je ne sais pas pourquoi les gens ont une mauvaise idée du marketing de réseau, alors que, comme je vous le disais, c’est tout bêtement du bouche-à-oreille. On est tous indépendants mais on est quand même accompagnés par une marque. En tout cas celle dont je vais vous parler aujourd’hui, puisque je ne connais pas tous les marketings de réseau.

On est surtout accompagné par les personnes qui nous ont elles-mêmes parlé du projet. Et qui sont d’abord passés par là-même où on démarre. Donc, on a leur antériorité, on bénéficie de leur expérience pour pouvoir accélérer dans le développement de notre propre entreprise.

Vous êtes parrainée par un Portugais, une Portugaise ?

Une Française, puisque c’était elle faisait partie de mon réseau, comme je vous le disais, d’entrepreneuses en région parisienne.

Ce n’est pas du tout limité au Portugal. En fait, c’est un laboratoire américain, qui a fêté cette année 40 ans d’existence, qui est pérenne sur le marché et qui est présent dans 50 pays. Évidemment  sur la France, les pays francophones, en Suisse, en Belgique, en Espagne, au Portugal, au Luxembourg, en Allemagne. Il y a 50 pays qui sont distribués dans le monde.

Mon travail est de parler à des personnes partout dans le monde qui recherchent des soins qui sont efficaces et avec lesquels ils vont avoir des résultats. Je les connecte à la marque. Pour ce travail-là, je fais le suivi, j’accompagne tout ce qui fait partie du commerce. Et la marque me rémunère. Comme d’habitude, comme dans le marketing de réseau normal.

Le marketing de réseau n’est ni plus ni moins un commerce de produits ou services auprès d’une population qui en a besoin.

Mais ici pour le marketing de réseau, il n’y a pas les mêmes freins qu’en France.

La marque

Cette marque, c’est la marque Nuskin.

JCJ : Je ne détaille pas les produits de peur d’être imprécis, la vidéo en parle bien davantage.

Je suis toujours en recherche. Il y a deux développements à l’activité de marketing de réseau.

Le premier niveau, qui est indispensable pour tous, c’est de partager et de vendre des produits. On peut évidemment se limiter à ça. Souvent, les personnes qui cherchent un complément de salaire vont se dire « Si moi, j’ai deux ou trois clients par mois qui sont réguliers, ça me permet de payer la sortie scolaire pour mes enfants. C’est quelque chose qui est confortable et qui me convient bien ». Ça, c’est un premier niveau de développement.

Le second, c’est de faire de partager aussi le business model à des personnes qui souhaiteraient faire la même chose que moi. Et surtout, là où c’est intéressant, c’est de bien échanger avec ces personnes et de comprendre quelle évolution professionnelle elles souhaitent faire et de les accompagner dans leur développement suivant la phase où elles veulent se situer dans leur développement propre. Et c’est ce qui est intéressant parce que du coup, là, il y a de l’interaction, il y a du coaching et on peut libérer des blocages.

Le marketing de réseau, c’est ça. On partage de bons plans, sur du cosmétique ou du soin, mais par contre, la marque nous remercie en contrepartie d’une rémunération pour avoir partagé ce bon plan autour de soi. Donc, il faut souvent rester simple et rester naturel dans ce qu’on fait. Et souvent, c’est ce qui fonctionne le mieux dans ce type de marketing.

Moi, personnellement, j’en vis. Après, ça dépend. Si vous ne faites rien, il ne se passe rien. Il n’y a pas de risque financier. Le seul risque financier qu’il y a, c’est de réussir. Sinon, vous avez investi dans des produits. Évidemment, ces produits, je les ai acquis, mais j’en aurai de toute manière fait l’acquisition. Pour moi-même, à titre personnel, on est avant tout des clients de la marque.

J’ai d’abord démarré, comme je vous le disais, par expérimenter les produits. J’ai d’abord été cliente de la marque avant de faire le choix de devenir consultante de la marque. Si demain j’ arrêtais cette activité professionnelle, je continuerai de consommer la marque à titre personnel en tant que cliente et consommatrice. Si j’arrête demain, j’ai des bons produits à ma disposition que je continuerai à utiliser.

C’est une bonne porte pour débuter au Portugal. On peut être basé au Portugal et commencer à créer son réseau au Portugal, vendre, distribuer ou trouver des collaborateurs qui rejoignent l’activité, qui sont localement situés autour de nous.

On peut avoir l’objection quand on démarre cette activité, comme je l’ai été au départ, de se dire « Je n’ai pas de réseau. Je n’ai pas de contacts. » Or on a toujours au moins une amie à qui on peut en parler, à qui on peut demander si elle n’a pas des personnes autour d’elle qui pourraient être intéressées par la marque. C’est comme ça qu’on crée son propre réseau et qu’on peut réussir à se développer localement et internationalement.

Il faut surtout être à l’écoute des clients qu’on peut avoir en face de soi et du besoin du client. Moi, en tout cas, quand j’ai une personne en face de moi, je commence d’abord à vouloir comprendre quelle routine elle a déjà dans son quotidien. Idéalement, l’idée n’est pas de rajouter dix produits dans une routine de soin parce qu’elle ne va pas faire cette routine- là.

Qu’est ce qu’elle fait aujourd’hui ? Si c’est uniquement un nettoyage et une crème hydratante, je vais lui faire tester le nettoyage et la crème hydratante chez Nuskin et lui proposer, quand son pot de crème sera terminé, de rentrer dans la gamme, de voir la différence, de le tester, de l’expérimenter et de le voir surtout sur sa peau. Et après, on continuera le conseil. Mais il faut vraiment être à l’écoute.

C’est un peu plus haut de gamme que ce que des personnes peuvent trouver dans des grandes surfaces. Pour avoir des résultats, il faut des produits de qualité. Mais nous qui avons fait le choix de passer par du marketing de réseau, nous préférons payer la qualité des produits et ses actifs plutôt que de payer soit des enseignes, soit de la publicité. Nous préférons passer par la recommandation, tout simplement.

Vous êtes dans une zone riche et peuplée d’expatriés. Est-ce que c’est faisable aussi dans les autres villes?

Je sais que ça se développe vers Porto, dans le Nord, Coimbra, également, il y a aussi des « affiliates » qui sont par là- bas. En Algarve aussi. Partout, on peut trouver des personnes qui sont susceptibles d’avoir besoin de ce type de produit. Après, elles ne vont pas prendre toute la gamme. Démarrer en mettant dans son quotidien une cure de collagène qui est abordable pour tous, pour moi c’est la base. Et déjà, la personne va avoir des résultats.

Et si jamais la personne se dit « Je n’ai pas les moyens financiers aujourd’hui de pouvoir m’acheter tous les produits dont je rêve. » Pourquoi pas rejoindre la marque et se dire « Avec les marges de vente de produits, je pourrais me procurer et me payer ces produits ». Ça peut être un objectif, ça peut être une solution pour la personne pour pouvoir se faire plaisir dans son quotidien avec ce type de produit. Ça peut être de le recommander à quatre amies de son entourage et de se dire « Je ne veux pas développer plus. »

Moi, mon objectif, c’est de pouvoir me faire plaisir et de pouvoir utiliser les produits de qualité dont j’ai envie.

Alors la vie au Portugal par rapport à la région parisienne ?

Il fait bon vivre au Portugal. C’est indéniable. On a le soleil tout le temps, on est à proximité de la mer. C’est quelque chose qui me ressource énormément. En région parisienne, on pouvait se dire « On travaille toute l’année pour avoir cinq ou six semaines de vacances et pouvoir s’évader sur cette période-là ». Moi, depuis que je suis ici, je ne ressens pas du tout besoin de partir en vacances.

Le cadre dans lequel je vis est quand même exceptionnel. On est à un quart d’heure à pied de la plage et on est à 20 minutes en transport du centre de Lisbonne d’une agglomération, d’une capitale qui est à portée de pied, à portée de train. C’est un luxe. Par contre, quand des amis me disent, quand je publie une photo où il fait beau, où il y a la mer, ils me disent « Quelle chance tu as ! »

Non, ce n’est pas une chance. C’est qu’on a su saisir une opportunité, on a su créer une opportunité et on a redémarré à zéro. Parce que que ce soit du marketing de réseau ou une autre activité, on redémarre de zéro.

Donc, il faut créer son activité. Donc, on a fait une concession financière au démarrage, évidemment, qu’on ne pouvait pas avoir en démarrant une nouvelle activité professionnelle, un salaire qui était déjà établi en France. C’est un risque à prendre. Je vous encourage à prendre ce risque, mais il faut être patient, il faut être dans  l’action et puis être convaincu de ce qu’on fait.

Vraiment, si on avait à refaire ça, on l’aurait fait bien plus tôt.

En tout cas, on peut dire qu’on a de moins en moins envie d’y aller en France. Dans les derniers voyages, on a quand même senti beaucoup d’insécurité. J’ai personnellement travaillé à Saint-Denis dans mon début de carrière. Je n’ai jamais eu aucun problème, aucune anxiété. Je suis quelqu’un qui suis relativement sereine dans les transports. Je n’ai eu aucun problème.

Mais maintenant, en voyageant dans les transports en région parisienne, j’ai senti un climat … C’est mon sentiment en tout cas. J‘ai eu ce sentiment que je n’avais jamais perçu autrefois en ayant toujours vécu en France avant. On sent bien, même à distance, ce drôle de climat qui monte et qui est ce mal-être des Français en France.

Quand j’en croise même ici, dans les trains qui sont en vacances et qui m’entendent parler français, ils engagent la conversation, ils me disent « On est là juste pour une semaine, mais on est parisiens, on ne rêve qu’une chose, c’est de partir de Paris ».

Les coordonnées Emmanuelle Saillet

 Son site 

et sur Instagram

 

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2 Commentaires

  1. De araujo

    Bonjour,
    Paur ouvrir une société au Portugal, quelles seraient les démarches et quelle est la fiscalité
    Pour investir dans l’immobilier, peut-on créer société commerciale, immobilière(SCI)
    Où créer une holding

    Réponse
    • Jean

      Désolé une question trop vase et complexe. Il faudrait un livre pour répondre. Consultez une avocat..correct !

      Réponse

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