Portugal 2026 tellement plus solide

par | 14 Oct 2026 | Caractéristiques Portugal

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Pourquoi le moment de partir, c’est maintenant, et comment bien choisir où poser vos valises.

Je vais être franc. Le Portugal n’est plus le bon plan bon marché d’il y a dix ans. Les maisons ont pris de la valeur. Le café reste moins cher qu’à Paris, mais l’écart s’est réduit.

Alors pourquoi je vous en parle encore ? Parce qu’en 2026, la vraie question n’est plus « où est-ce le moins cher ? ».

La vraie question est : « Où est-ce que mon argent, ma santé et ma tranquillité seront le plus à l’abri ? »

Sur ce terrain, le Portugal a fait un parcours que peu de pays européens peuvent montrer.

 

1. Un pays qui rembourse au lieu d’emprunter

Souvenez-vous de 2011. Le Portugal était au bord de la faillite, sous perfusion de l’Europe et du FMI. En janvier 2012, il empruntait à dix ans à 16,5 %.

Regardez où il en est aujourd’hui :

Accès au guide pour partir vivre au Portugal
  • Sa dette est passée de 111 % du PIB en 2022 à moins de 90 % en 2025. Plus de 20 points de moins en trois ans.
  • En 2025, il a dégagé un excédent budgétaire de 0,7 %. Seuls cinq pays de l’Union européenne ont fait mieux que l’équilibre. La France affichait un déficit de 5,1 %.
  • Au premier semestre 2026, malgré les tempêtes qui ont coûté cher, il reste en excédent (0,5 %).
  • Le 5 septembre 2026, l’agence Fitch a relevé sa note à A+, la meilleure depuis quinze ans. Elle prévoit une dette à 87 % cette année et 83 % en 2028.

Le monde à l’envers

Le 2 octobre 2026, le Portugal empruntait à dix ans à 3,99 %. La France, à 4,87 %.

Lisbonne emprunte désormais près d’un point moins cher que Paris.

Les deux pays ont aujourd’hui la même note chez Fitch, mais l’un monte et l’autre descend. Quand les marchés prêtent moins cher à un pays, c’est qu’ils lui font plus confiance.

Soyons honnêtes : les taux portugais ont aussi monté cette année, d’environ 0,9 point. Personne n’échappe à la crise de l’énergie. Mais la différence, c’est la trajectoire.

Le Portugal réduit sa dette pendant que la France l’alourdit de 60 milliards par trimestre.

Côté politique, le pays est stable. Le gouvernement de Luís Montenegro est en place depuis 2024, et le président António José Seguro a été élu en février 2026 avec deux tiers des voix.

Pas de dissolution surprise, pas de budget passé en force à répétition.

2. L’énergie : moins exposé, à condition de bien choisir

En 2025, 68 % de l’électricité consommée au Portugal venait de sources renouvelables : barrages, éoliennes, soleil. Le solaire a progressé de 25 % en un an. Pour un pays qui importe tout son pétrole, c’est une protection réelle.

À la pompe aussi, la différence se voit. Fin septembre, le gazole coûtait en moyenne 2,15 € le litre au Portugal, contre 2,39 € en France au plus haut.

Le gouvernement portugais ajuste chaque semaine sa taxe sur les carburants pour amortir les hausses.

Mais je ne vais pas vous vendre du rêve. L’inflation portugaise est remontée à 3,6 % en septembre, tirée par l’énergie et l’alimentation. La crise du diesel touche tout le monde.

Mon conseil : choisir une maison qui vous rend indépendant du diesel

C’est le point que je mets en tête de liste aujourd’hui. Si le diesel reste cher et rare pendant des années, la maison isolée à 25 km du premier supermarché devient un piège.

Privilégiez une maison à distance de marche ou de vélo d’un village avec commerces, pharmacie et centre de santé.

Regardez l’orientation du toit : au Portugal, des panneaux solaires et une voiture électrique rechargée chez vous, c’est un plein presque gratuit une bonne partie de l’année.

Un puits, un potager, quelques arbres fruitiers : ce n’est plus un luxe de retraité, c’est une assurance.

3. L’immobilier : plus cher, et c’est justement un argument

Au deuxième trimestre 2026, les prix des logements portugais ont augmenté de 16,5 % sur un an. C’est un peu moins vite qu’au trimestre précédent (17,8 %).

Le nombre de ventes a baissé de 6,4 %, et les acheteurs étrangers ne représentent que 4,7 % des achats.

Vous l’avez compris : ce ne sont pas les étrangers qui font monter les prix. C’est la demande des Portugais eux-mêmes, dans une économie qui va bien.

La croissance a atteint 2,6 % sur un an au deuxième trimestre.

L’effet ciseaux

Mettez maintenant les deux articles côte à côte.

En France, les prix des maisons baissent et les taux montent. Au Portugal, les prix montent.

Chaque année d’attente creuse l’écart des deux côtés :

  • votre maison française vaut un peu moins, et se vend plus lentement ;
  • la maison portugaise que vous visez coûte un peu plus.

C’est pour cela que je dis : il est encore temps. Pas dans dix ans. Maintenant, tant que le marché français fonctionne encore.

L’intérieur du pays reste beaucoup plus abordable que Lisbonne, Porto ou l’Algarve.

L’Alentejo, par exemple, a presque maintenu son nombre de ventes cette année. On y trouve encore des maisons à des prix qui feraient sourire un acheteur de la côte.

4. La sécurité : le calme n’a pas de prix

Il y a des articles qui vous restent en travers de la gorge. Celui-ci en fait partie. Il m’a étonné, et je l’avoue, il m’a effrayé.

Le week-end du 2 au 4 octobre 2026, cinq épisodes de tirs ont eu lieu à Toulouse, en trois nuits, dans les quartiers de Bellefontaine, de la Reynerie et d’Empalot. Le dimanche à 19 h 30, un homme en scooter a tiré cinq fois sur une place pleine de monde, devant une boulangerie. La nuit précédente, une bande a installé un barrage sur la chaussée, et un homme a tiré dans la voiture d’une conductrice arrêtée. Trois jeunes femmes en panne ont dû fuir les balles et se réfugier dans un parc.

Par miracle, personne n’a été tué ce week-end-là. Mais deux personnes avaient été abattues en septembre. Et selon le procureur de Toulouse, la Haute-Garonne a connu cette année plus de règlements de comptes armés que les Bouches-du-Rhône. Toulouse est en train de rejoindre Marseille. Ce n’est pas la France que beaucoup d’entre nous ont connue.

Toulouse n’est pas un cas isolé. Le trafic de drogue s’installe aussi dans bien des villes moyennes qui étaient tranquilles il y a dix ans. Les chiffres du ministère de l’Intérieur montrent une hausse des

vols violents de 10 % et des cambriolages de 7 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au premier. Et la tension sociale monte : les jeunes bougent et ça ne se passe pas bien.

France et Portugal : deux mondes

Chaque année, le Global Peace Index classe 163 pays selon leur niveau de paix et de sécurité.

En 2026, le Portugal est 7e au monde. Il est dans les dix premiers depuis 2015. La France est 99e, entre la Tanzanie et le Gabon.

Au Portugal, la criminalité violente et grave a encore reculé de 1,6 % en 2025, selon le rapport annuel de sécurité intérieure.

Je ne vais pas vous mentir : le Portugal n’est pas un pays sans délinquance. Les vols à l’arraché existent à Lisbonne et à Porto, et les agressions sexuelles signalées ont atteint en 2025 leur plus haut niveau depuis dix ans.

Mais la différence se sent dès que vous y vivez. Dans les villages de l’intérieur, la vie reste paisible. Le soir, les anciens prennent le frais sur la place, et personne ne regarde par-dessus son épaule.

Pour moi, c’est une question de santé autant que de sécurité. Vivre sur le qui-vive, c’est vivre avec le corps en alerte permanente.

5. La santé et la tranquillité d’esprit

J’ai passé ma vie à accompagner des gens fatigués, stressés, malades de leurs inquiétudes. Je le dis par expérience : le stress permanent use le corps. Le sommeil, la digestion, la tension, le moral, tout y passe.

Or la France de 2026 vit dans l’alerte continue. Chaque journal télévisé ajoute une raison d’avoir peur. Changer de cadre ne règle pas tout.

Mais vivre au calme, au soleil, avec de bons produits sur la table et de l’air propre, cela change beaucoup de choses.

De plus on se régale souvent pour moins de 10 euros.

Quelques conseils de bon sens, repris d’un témoignage que j’ai trouvé très juste :

  • Choisissez une région qui vous plaît vraiment. Vous allez y vivre, pas y passer des vacances.
  • Apprenez la langue. Même un peu. Les Portugais vous le rendront au centuple.
  • Comptez du temps pour vous faire de vrais amis sur place. Partir à plusieurs, en famille ou entre amis, aide énormément.
  • Restez à portée d’un aéroport. Vous reviendrez en France, pour la famille, pour les papiers, parfois pour vous soigner.

6. Ce que le Portugal n’est pas

Je préfère que vous partiez lucide. Le Portugal n’est pas un paradis.

  • L’administration est lente. Prévoyez des mois pour certains papiers.
  • La santé publique est saturée dans certaines régions de l’intérieur. Mais ça c’est amélioré, les urgences restent saturées par période.
  • Les incendies d’été sont un vrai risque dans les zones boisées. Vérifiez toujours l’environnement d’une maison.
  • La fiscalité a changé. L’ancien statut de résident non habituel (RNH) n’existe plus. Une retraite du privé est en principe imposée au Portugal, au barème normal. Une retraite de la fonction publique reste en général imposée en France. Faites-vous conseiller avant de partir.

Ce qu’il faut retenir

Le Portugal est plus cher qu’avant. Mais il rembourse sa dette, emprunte moins cher que la France, produit l’essentiel de son électricité lui-même, vit dans une stabilité politique que nous avons perdue, et reste l’un des pays les plus sûrs du monde.

Partir n’est pas fuir. C’est mettre sa famille, son patrimoine et sa santé à l’abri pendant qu’on en a encore les moyens.

Tableau récapitulatif : France et Portugal, octobre 2026

 

Votre prochaine étape

Faites deux choses ce mois-ci.

  • Un : faites estimer votre bien en France.
  • Deux : choisissez une annonce portugaise qui vous fait rêver et envoyez-la sur casavergao.com.

Je l’analyse pour vous : le bien, le village, les services à pied, l’exposition au soleil, le marché local et la fiscalité. Vous saurez si ce rêve tient debout.

Sources : Eurostat via ECO (soldes et dette 2025, avril 2026) ; INE via RTP (excédent S1 2026, dette, croissance, sept. 2026) ; The Portugal News (Fitch A+, 5 sept. 2026) ;

Trading Economics (taux à 10 ans, 2 oct. 2026) ; REN (électricité renouvelable 2025) ; Contas Poupança (prix des carburants, semaine du 28 sept. 2026) ; Renascença (inflation sept. 2026) ;

Actu Toulouse (fusillades du 2 au 4 oct. 2026) ; Global Peace Index 2026 (Institute for Economics and Peace, via Entrevue et Empowered Startups) ; RASI 2025 via Diário de Notícias ; ministère de l’Intérieur, Interstats n° 130 ;

INE via Observador (prix et ventes de logements T2 2026, 22 sept. 2026) ; Al Jazeera (élection présidentielle, févr. 2026) ; vivrealisbonne.fr (convention fiscale France-Portugal) ; témoignage « Planifiez votre fuite ».

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