Rêver du Portugal, seulement rêver ?

par | 15 Juin 2023 | Non classé, Partir au Portugal

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Beaucoup de gens rêvent du Portugal. Quand nous voyons l’énorme trafic que nous avons sur le site de Casa Vergao, nous pouvons dire : « Vraiment beaucoup de monde pensent au Portugal ». Mais si l’on compte les gens qui nous écrivent et encore plus ceux qui passent à l’acte, il n’y a finalement que peu de personnes qui passent à l’action.

Beaucoup vont rêver de Portugal et vont seulement rêver. Ils ne bougeront jamais.

Cet article pour expliquer ce qui se passe, pourquoi on rêve, pourquoi on reste dans le rêve et pourquoi on ne passe pas à l’acte.

La première chose, c’est déjà pourquoi on rêve.

Vous rêvez du Portugal, de changer de pays, d’aller vous installer au Portugal, par exemple, parce que quelque part, cela vous paraît plus attractif et que, là où vous êtes, il y a des inconvénients, qu’il vous semble que la vie serait meilleure au Portugal. Que ce soit le climat, l’accueil des portugais, les conditions de vie, le coût de la vie, la sécurité, il vous semble que ce serait plus agréable que votre vie actuelle en France, en Suisse, en Belgique ou an Canada.

Et vous commencez à rêver, rêver d’une meilleure vie, rêver de quelque chose de mieux, qui n’aurait pas les inconvénients de votre quotidien, voire même de votre futur si vous restez  dans votre pays.

Cela, c’est ce qui initie le rêve. Cet autre pays vous permettrait une vie meilleure que celle que vous vivez au présent et que vous pourriez vivre au futur.

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Qu’est ce qui empêche que ce rêve devienne réalité ?

Nous sommes tous attachés aux statu quo. Nous sommes tous attachés, à faire la même chose, manger les mêmes nourritures, acheter les mêmes marques, vivre de la même manière.

Et en fait, on surévalue très généralement ce qu’on fait, ce qu’on a déjà. Et plus ça fait longtemps et plus on valorise ce que l’on fait.

C’est tout à fait le cas dans le domaine immobilier où on va très souvent valoriser sa maison beaucoup plus que le prix du marché. Donc, on n’y renonce pas facilement et on n’arrive pas à la vendre. C’est tout à fait le cas d’ailleurs en ce moment dans un marché qui serait un peu baissier. Les vendeurs ne baissent pas les prix alors que les acheteurs attendent une baisse de prix. Et là, le marché est plutôt bloqué. Voilà. Lire ici l’article Les Echos : « Le logement n’est pas un actif comme les autres. Quand son prix baisse, les vendeurs refusent de vendre. La chute des prix s’étale alors sur des années. »

En fait, les changements présentent tous des avantages et des inconvénients. Mais dans notre esprit, ça n’a pas le même poids. Il y a eu de nombreuses études pour vérifier ce qui se passe.

Quand on évalue un changement possible, les gens comparent les choses à leur état présent. Ils réagissent en termes de statu quo. Et si les gains potentiels sont à peine supérieurs aux pertes possibles, ils ne prennent pas le risque.

Statu Quo

On a démontré que les gains potentiels qu’on espère retirer d’une action doivent être 2,6 fois supérieurs aux pertes éventuelles. Si on veut peut-être gagner 100 euros, il faut imaginer qu’on va gagner 260 euros si on veut qu’une grande majorité d’individus se mettent à parier.

Les avantages doivent être deux fois supérieurs aux inconvénients. Si, par exemple, on imagine que le climat vous intéresse, il faut que le climat soit au moins deux fois « meilleur » que celui que vous supportez. Si vous imaginez que ça soit la sécurité, il faut que la sécurité soit au moins deux fois meilleure que celle que vous avez dans votre pays.

Et comme vous pouvez bien le comprendre avec ces deux exemples, pas possible de mesurer réellement. Il ne s’agit pas de gain réel, il s’agit de gains supposés, de gains ressentis. Et donc, imaginez. Même si on vous donne des chiffres exacts de la sécurité ou le climat, il faut encore que vous le ressentiez comme un avantage et que ça rentre en plus dans quelque chose qui vous importe vraiment.

Si on vous dit, par exemple, que le prix du poisson est nettement inférieur, par exemple, au Portugal, mais que vous ne mangez jamais de poisson, cet avantage-là ne va pas compter.

C’est le coût du changement

Le coût du changement inclut tous les obstacles financiers, psychologiques, les procédures, les efforts en énergie, en temps. Tous les efforts auxquels nous sommes confrontés lorsque nous voulons changer de service, de produit et bien entendu de pays. J’en ai parlé aussi ici dans le blog.

Tout cela fait qu’il est plus facile de continuer à faire comme avant, même si ce n’est pas parfait. Voilà.

Comment est-ce que l’on peut diminuer ce coût du changement ?

Il faudrait regarder deux choses.

Mesurer le coût de l’inaction

D’un côté, il faudrait calculer ce que vous coûte l’inaction. L’inaction, elle n’est pas neutre, en fait.

Il faut regarder ce que vous coûte le fait de ne pas bouger et l’additionner avec tous ses éléments .Par exemple, la différence du coût de la vie, mais pas mesurée sur une seule action comme « aller au marché, une fois », mais sur 10 ans, sur 20 ans. Si sur 20 ans, je paye ma vie quotidienne, 20 pour cent moins cher, ça fait combien ?

Si, par exemple, je paye tous les mois, disons seulement 200 ou 300 euros de moins. Sur l’année, cela représente déjà de l’ordre de 3000 euros. Et sur 10 ans et sur 20 ans ? En fait, ça s’accumule d’une manière énorme. Si vous ne bougez pas, ça représente beaucoup.

Si vous regardez du niveau de la sécurité, par exemple, que finalement, vous ne sortez jamais le soir parce que c’est peut-être un peu trop dangereux dans votre ville ou pour vos enfants/ Alors sur 10 ans, sur 20 ans, c’est considérable ce que vous manquez en qualité de vie.

Donc, en fait, si on mesure ce qu’on perd sur un temps important, on se rend compte que ne pas bouger à un prix effectivement terrible, c’est une perte considérable. Et la perte, on la ressent désagréablement si on la mesure vraiment.

Brûler ses vaisseaux

Et puis, d’autres fois, il vaut mieux se décider en brûlant les vaisseaux, c’est à dire en se disant « Je ne peux pas rester dans cette situation là pour ce point précis ». Et dans ce cas-là, de toute manière, je n’accepte pas de rester à cause de ça. Quels que soient les efforts, quels que soient les trucs, je refuse absolument de rester dans un pays qui me déplait profondément sur au moins un point précis. Et dans ce cas-là, je vais prendre une décision, je brûle le vaisseau. Je décide que ça, ça n’est juste pas possible. Et cela emporte mes décisions.

Et il y a d’autres raisons.

L’incertitude joue aussi un grand rôle

Rêver du Portugal en restant dans le rêve est dû à une raison extrêmement importante, c’est l’incertitude que l’on a du futur.

On est dans quelque chose dans lequel on a une vie certaine, concrète, connue, et on rêve d’une autre vie, par exemple, de s’installer au Portugal, qui est quand même incertaine. C’est peut-être une meilleure vie, mais il y a une incertitude.

On a une aversion pour le risque. On aime tous savoir ce qui nous attend. Et même si c’est probablement très positif, on va préférer rester dans notre situation s’il y a une incertitude, si le risque est possible, même si le but semble plus intéressant.

C’est une sorte de taxe sur l’incertitude. Nous avions un coût du changement possible et maintenant, nous avons une taxe sur l’incertitude.

Entre une chose certaine et une risquée, il faut encore que l’option risquée soit bien meilleure pour apporter une décision. Parce que ce degré d’incertitude, les gens ne l’aiment pas. Ils ne l’aiment pas juste un peu. Ils n’aiment vraiment pas l’incertitude. Elle a un coût mesurable.

L’incertitude bloque les décisions

Et puis, elle bloque les décisions. Et dans le temps d’incertitude, quand on ne sait pas trop ce qui va se passer, la plupart des gens se mettent en pause. On maintient le statu quo.

Dans ces temps actuels qui sont peut être assez incertains dans tous les domaines, y compris économiques, politiques, prix de l’immobilier, etc …beaucoup de gens se mettent tout bonnement en pause, ils attendent.

Et c’est très intéressant parce qu’il y a des exemples et des démonstrations où on se rend compte que c’est totalement idiot de se mettre en pause.

Par exemple, on a fait une expérience. On a proposé à des étudiants de faire un voyage à des conditions extrêmement intéressantes. Disons que c’était presque impossible de refuser comme un week-end à un prix dérisoire. Disons, aller à Rome pour 1 €, par exemple, un truc vraiment impossible à refuser.

Et on l’a proposé à certains qui venaient de réussir leurs examens, qui se sont inscrits facilement, pour se récompenser.

On l’a proposé à certains qui venaient d’échouer à leurs examens et qu’ils devaient le repasser en automne. Ils se sont inscrits aussi en masse pour se reposer avant de commencer à retravailler.

Et on l’a proposé à certains qui n’avaient pas les résultats, donc qui étaient dans l’incertitude la plus grande de ne pas savoir s’ils allaient réussir ou être obligés de recommencer à repasser cet examen.

Eh bien ceux-là, ils ne se sont pas décidés, ils se sont mis en pause. Ils étaient dans une période d’incertitude. En fait, qu’ils réussissent ou qu’ils échouent, une fois qu’ils sauraient ce qui allait se passer, ils auraient pris l’offre sans aucun problème.

Mais dans l’incertitude, pause ! Ils ne bougeaient pas en attendant de savoir. C’est très humain, presque un réflexe animal. Quand on ne sait pas bien, on ne bouge pas !

Genre Hérisson en boule ! Ce qui ne lui rend pas service sur une route s’il a peur d’une voiture !

Ça, ça nous arrive énormément en ce moment. Beaucoup de gens sont en pause parce que dans une certaine incertitude, impossible de savoir comment le monde va tourner, les gens se mettent en pause. Ce qui, de toute manière, est idiot parce que, que ça tourne bien ou que ça tourne mal, ils auraient pris une décision. Mais c’est ainsi. Voilà.

Voilà donc des raisons de rêver du Portugal sans rien faire. Et pour aller de l’avant dans tous ces domaines, il n’y a qu’une seule solution.

Une seule solution

Tester, tester sur place. Donc la seule solution pour l’instant, pour vous, si vous rêvez du Portugal, c’est d’aller et d’essayer.

Essayer d’y aller, passer un moment, réfléchir, regarder sur place, y vivre 15 jours, trois semaines, prendre un appartement Airbnb, essayer concrètement. J’en ai déjà parlé ici.

Pour nous, à Casa Vergao, nous allons essayer de réduire votre incertitude en vous donnant le plus d’information possible. Ça, c’est notre travail, vous dire combien ça coûte, qu’est ce qui se passe, où est ce qu’on peut aller, etc.

Mais, notre voix, vous allez l’écouter ou ne pas l’écouter, parce que c’est la voix d’un tiers. C’est nous qui le disons. Vous allez penser que peut-être nous voyons les choses trop positivement peut être. Vous écouterez ou non.

Donc, la seule manière correcte pour vous, c’est d’aller sur place, de le regarder, de tester, d’essayer. Et la plupart du temps, c’est agréable, ça ne vous engage à rien et ça vous permettra de réduire l’incertitude, d’imaginer les coûts du changement.

Et finalement, au lieu de rêver du Portugal et de rester dans le rêve, ce sera l’occasion de passer dans la réalité et de vivre quelque chose qui, la plupart du temps, est tout à fait géniale.

Et les gens se demandent souvent, tous les gens que j’ai rencontrés, ils se demandent pourquoi ils ne l’ont pas fait plus tôt ? Alors, testez sur place, allez y, regardez.

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9 Commentaires

  1. DELBECQUE patrick

    Bonjour j’aimerai habiter au Portugal le soleil la mer les habitants mais je ne connais personne pour savoir si ils sont bien là-bas et comment ils ont fait pour les démarches administratives je pense y aller bientôt pour voir je sais pas exactement la ville je pensais l algave

    Réponse
    • Oneglia

      Bonjour,

      Je pense acquérir une maison au Portugal aux Açores.
      J aimerai avoir des conseils.
      Merci

      Réponse
      • Scannelli

        Bonjour
        Comme d’habitude , très intéressant article
        Nous sommes décidés à faire le pas mais nous sommes toujours en attente de passeport

        Réponse
  2. Simon

    Très bon article ! Nous nous avons trouvé notre petit bonheur en Espagne à 30 km du Portugal et nous ne regrettons pas d’avoir sauté le pas bien au contraire…rester en France n’était plus possible pour nous, il fallait prendre le risque d’une vie meilleure et j’encourage tout le monde à le faire tant qu’il est encore temps !

    Réponse
  3. Paul

    Nous visitons petit à petit pour nous imprégner de ce magnifique pays la semaine prochaine nous serons sur Porto
    Merci pour vos articles
    Thierry

    Réponse
  4. Yvan Marchetti

    Ce sont les rêves qui font avancer le monde et la peur qui le fait reculer….. pour notre part il n’y a pas photo entre une France en décomposition avancée et un Portugal bien ancré dans son passé , ses traditions avec les yeux tournés vers l’avenir. Il suffit de faire un tour dans les lieux de vie pour voir la différence….

    Réponse
  5. Joel Courtel

    Bonjour je voudrai savoir si le système medicale est assez performant par rapport a la France et facile d’accès merci

    Réponse
    • Jean

      Oui réponse sans ambiguïté, OUI !

      Réponse
  6. Martins

    Un grand bravo à votre blog, des mots d’une grande justesse et qualité … à méditer .. et une grande incitation à agir

    Réponse

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